Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe mariage…
sans jamais oser le demander !
Bellozanne c’est beaucoup, beaucoup de choses.
Bellozanne, dit « Bello » pour les intimes, c’est avant tout une terre ! Une terre sur laquelle se sont fondés un monastère puis une abbaye, puis un château et des bâtiments agricoles ainsi qu’une chapelle.
Bellozanne, c’est aussi et surtout maintenant un lieu de vie où règne une sacrée énergie.
C’est ici qu’une partie de la famille de Rivières vient se ressourcer en prenant soin du bâti et en respectant l’histoire.
Et tiens en parlant histoire, Bello c’est surtout (pour nous) là où a débuté la nôtre.
On vous la fait courte alors qu’on pourrait vous écrire un roman.
C’est dans la nuit du 2 juillet 2016, lors d’une soirée organisée par les Rivières que nous nous sommes rencontrés. L’alchimie du verbe (ou la chimie tout court) s’est exprimée dans la grange où vous danserez jusqu’au bout de la nuit, comme nous l’avons fait il y a 10 ans, puis autour du brasero où nous avons prolongé nos discussions nocturnes.
C’est aussi à Bellozanne, autour de ce même feu, que Cyril a demandé Lorraine en mariage 9 ans plus tard, il y a un an donc, à une autre fête « Belectro » organisée par cette même famille de Rivières.
Inutile de préciser ici pourquoi notre mariage ne pouvait avoir lieu qu’à Bellozanne.
Nous en profitons pour remercier infiniment nos hôtes, Laure, Jean, Céline et Ghislain de Rivières qui nous ont ouvert leur porte et leur coeur avec amitié et générosité, nous signifiant par ce geste que les murs de Bellozanne vivent, écoutent et mémorisent les histoires…
Attention ! Alerte ! Fusible ! L’histoire qui suit n’est en aucun cas tirée d’un conte de fée, d’une fable du moyen âge, d’une évangile ou encore d’un scénario de film romantique à science-fiction…
Ce que vous allez lire est une histoire vraie, relatée dans ses faits les plus stricts et dont l’explication et la signification de ces derniers resteront totalement à votre charge !
Août 2022. Lorraine et moi sommes sur les routes de Bretagne nord pour sillonner au maximum le GR 34.
Un soir, une fois la Golf 6 bi-turbo bien garée non loin de Loguivy-de-la-mer, nous marchons quelques minutes avec notre tente et notre glacière pour établir un bivouac dans un endroit magique, sous les arbres au bout d’une minuscule presqu’île, seuls sur le sable, les yeux dans l’eau…Mon rêve était trop beau (sic).
Une fois le camp dressé, nous partons marcher sur la grève. Alors que nous cheminons depuis déjà plus d’une heure, toujours sur ce paysage de graviers, de galets et de mer retirée, je me prends, à un instant, à me pencher pour attraper une pierre qui attire mon regard. Appelé par je ne sais quoi, un reflet, une couleur, je saisis cette pierre d’apparence anodine, elle-même perdue dans une mer de pierres.
Je me retourne, j’attends que Lorraine qui marchait une dizaine de mètres derrière moi me rejoigne et lui montre la pierre en lui disant : « t’as vu, elle est jolie celle-là, non ? »
Elle la regarde et me lance ni une ni deux un : « attends ». Elle se retourne et refait quelques mètres en arrière en regardant le sol, puis s’arrête. Elle se penche, ramasse elle aussi une pierre (qu’elle avait aperçue mais sans la ramasser) et revient me la montrer en me disant : « elle ressemble un peu à la tienne, non ? ».
Je la prends dans la main gauche et la compare à celle que je tenais dans la main droite et que j’avais ramassée précédemment.
Les deux pierres semblent effectivement bien similaires. Je les rapproche l’une de l’autre, face contre face, et clac, elles s’emboitent !
Oui. Vous lisez bien.
Deux pierres, distantes et esseulées, toutes deux perdues au milieu de la grève par le jeu des marées et du ressac, deux pierres, trouvées par chacun de nous deux, n’étaient en fait que les deux visages d’une même pierre. Voilà !
Alors ? Si jamais vous souhaitez vous prêter à une forme d’explication ou de théorie de cette dinguerie, sachez que Lorraine et moi sommes toujours preneurs de récits cosmiques qui échappent à la connaissance collective du moment (et dirons-nous pour longtemps encore).
Sachez aussi que les pierres (ou la pierre en 2 morceaux) vous attendent au 9 avenue Parmentier et que si vous vous penchez au-dessus d’elles, elles vous parleront peut-être…
Le Consulat Voltaire, le lieu dans lequel se déroulera le cocktail déjeunatoire après la mairie, est une ancienne sous-station électrique, transformée en générateur d’énergies nouvelles !
C’est un lieu de création libre et pluridisciplinaire : expositions, concerts, performances, projections, conférences, ateliers y sont organisés.
Ce lieu se situe pile poil en face de chez nous et nous aimons y pousser les portes souvent.
Avant que l’association « Consulat Voltaire » n’occupe le lieu, une autre association « La Générale » œuvrait déjà dans le bâtiment et prônait déjà un art de vivre festif et engagé.
C’est lors d’une de ses soirées en 2019 que nous avons participé à une mise aux enchères qui s’est révélée fructueuse.
En effet le dernier lot de la vente était un lot spécial à savoir : une nuit à passer seul(s) dans le bâtiment et surtout une nuit sur le toit (rooftop) à la belle étoile.
Ni une, ni deux, nous avons participé à la vente, et nous avons été les derniers à lever la main. Le montant de la vente de ce lot ne sera pas révélé ici mais il doit toujours apparaitre dans les registres de Christie’s ou Sotheby’s (sic).
C’est ainsi qu’une certaine nuit d’août 2019, nous avons déambulé la nuit dans le bâtiment qui nous était réservé et nous nous sommes couchés et endormis sur un lit confortable spécialement installé sur le toit végétalisé du bâtiment, sous un ciel étoilé.
Le lendemain, au réveil, un petit-déjeuner copieux nous a été monté et servi au pied de notre lit.
Une fois notre douche prise à ciel ouvert avec le tuyau d’arrosage du jardin suspendu, nous sommes redescendus du bâtiment et de notre petit nuage, et avons traversé l’avenue Parmentier pour rentrer chez nous.
Depuis cette belle nuit à la belle étoile, nous nous surprenons souvent à nous remémorer ce moment, disons lui aussi suspendu, à chaque fois que nous prenons un petit-déj ou un apéro sur notre balcon qui fait face à ce Consulat Voltaire.
Le terme « Sababa » vient de l’hébreu et signifie « passer un bon moment » ou « ça va ». Il désigne la joie de vivre, l’envie ou l’idée de créer un lieu d’échanges entre les peuples et les religions. C’est aussi le nom du restaurant que vous découvrirez au Consulat Voltaire après la mairie. Nous avons aimé tant les créateurs de ce lieu, Edgar Laloum et Raadja Aboudagga, leur rencontre, leur histoire, que la symbolique du lieu d’échanges, de paix et de réconciliation entre israéliens et palestiniens réunis ici autour d’un art : la cuisine.
Petit clin d’œil : à l’origine, « Sababa » signifie en arabe « désir ardent, amour passionné », ce qui nous va très bien aussi !
La mairie du 11ème est jumelée à la ville de Lhassa, capitale du Tibet, que nous avons découverte en 2018 après un long périple en Chine. Drôle de hasard que ce jumelage… Et drôle de hasard aussi de découvrir que le jour même de la publication des bans de notre mariage, étaient réunis dans le hall de la mairie plusieurs moines tibétains autour d’un grand mandala qu’ils avaient réalisé tous les jours pendant dix jours et qu’ils s’apprêtaient à réduire en poussière.
Passant à la mairie ce jour-là pour vérifier la publication des bans, nous avons eu l’immense émotion de discuter avec ces moines, de participer au rituel de dissolution du mandala et de nous faire offrir une partie des sables sacrés ainsi dispersés.
La cérémonie de destruction du mandala représente l’impermanence de toute chose dans l’univers et le cycle de la mort et de la vie. Participer à une telle cérémonie permet de se connecter avec une tradition millénaire et de ressentir les énergies. Quel bonheur d’avoir pu, un instant, lier ces deux évènements…